mardi 30 avril 2013

Un des avantages d'un arrière plan de couleur



Comme je l’ai écrit hier dans mon carnet, il est relativement facile de colorer un arrière plan avec un gel de couleur sur un flash en contrôlant bien l’ensemble de notre lumière. Il y a aussi un avantage souvent oublier là-dedans. Si vous avez à créer une photographier noir & blanc, vous pourrez rapidement changer la tonalité de votre fond. En sélectionnant la couleur de votre arrière plan, vous pourrez à votre guise modifier en plus foncer ou plus pâle.


Voici le résultat, en moins de deux, avec le curseur du bleu dans Lightroom, mon fond est devenu très sombre. Je n’ai pas eu de sélection ou autre chose chose à faire.
Je vous laisse sur une autre photo de mon atelier. 

À bientôt!



lundi 29 avril 2013

Atelier de portrait à l'intérieur avec flash portatif



La fin de semaine dernière j’avais deux ateliers de portraits à l’intérieur avec flash portatif. C’est une formation que j’aime particulièrement faire, vu que les participants ont aussi la chance de pratiquer. Ce genre de portrait est probablement le plus fait et le moins réussi, car il y a pas mal de choses à prendre en considération. 


La plus importante et pourtant la plus négligée, est de savoir ce que l’on veut comme photographie. Un gros plan du visage, une vue d’ensemble, l’intérieur seulement ou aussi l’extérieur, il faut y penser avant même de débuter. Ça nous amènera à choisir notre objectif, la hauteur , la profondeur de champ et finalement l’ambiance. Si nous décidons de faire notre session en environnement au lieu du studio, il serait intéressant de le montrer dans sa spécificité. Parfois, c’est une obligation, car notre sujet ne peut se déplacer, et nous devons  faire avec...


Ici, avec Joanie, nous sommes dans une entrée d’étage d’usine où seule la lumière venant de la fenêtre en arrière de moi l’éclaire. Il y a bien un fluorescent au-dessus, mais sa puissance ne change rien à l’ensemble ou presque. J’ai une exposition de 1/100 sec à F3.5 pour 200 ISO, un zoom 70-200 Nikon F2.8,  tout à fait agréable pour travailler. Par contre je trouvais ma lumière trop plate, trop frontale, ce qui enlevait du volume aux vêtements de Joanie et même à son visage. L’arrière avait aussi une petite teinte verdâtre, probablement causée par la source de lumière fluorescente. Intéressant comme portrait, mais facilement améliorable.


Pour celle-ci, j’ai changé beaucoup de choses. 1/280 sec, F8  à 200 ISO et deux flashs Nikon SB910. Le premier dans un petit octodome à la gauche de Joanie en mode asservie et manuel et une autre en direction du mur arrière de façon à enlever la dominante verte et donner aussi plus de volume et de séparation à l’ensemble. L’effet est plus réussi. De cette façon, le vêtement de Joanie est mis en valeur, en nuance et elle aussi. La colonne arrière a une belle rondeur tridimensionnelle, c’est ce que je voulais avoir.

Finalement en ajoutant un gel bleu sur le flash arrière, j’ai changé l’ambiance et le résultat final. C’est en m’assurant que ma lumière avant n’atteigne pas le fond que je peux avoir une couleur aussi prononcée. 
La question première a encore une fois toute son importance. Quel est le résultat que je désire?


À vous de décider. 

À bientôt!







mercredi 20 mars 2013

J'avais ça en tête depuis longtemps


J’avais cette photo en tête depuis longtemps mais je l’avais laissée de côté, par paresse probablement. C’est pas vraiment cette photo précisément mais plutôt une avec ces doigts de fer. Le hasard fait souvent bien les choses lorsqu’on le force un peu. J’ai trouvé ces accessoires lors d’un voyage à l’isles-aux-grues chez mon ami Michel. Mais c’est quoi au juste ces bouts de métal. Pour les gens de ma génération qui ont eu le bonheur de vivre leur jeunesse en campagne, c’est plus facile à deviner. Ce sont des doigts de faux à foin qui allait sur les vieux tracteurs. La lame passait dans ces doigts et l’herbe était ainsi faucher. Quand j’ai vu ça, je me suis dit que j’allais faire de l’infrarouge avec, ça c’est certain. Voilà le travail, enfin une partie.
Ce que l’histoire ne dit pas, c’est de la façon que ça a commencé. J’ai demandé à mon amie Janick de poser pour moi dans ma cotte de mailles pour continuer ma série médiévale. J’ai choisi un éclairage doux pour le début, un flash Elinchrom DLite RX4 dans une grande boîte diffusion de long de chaque côté d’elle et un DLite RX ONE dans une autre petite boîte carrée en face et en bas pour faire du remplissage. J’avais un Nikon D300S modifié infrarouge et ma 70-200 Nikon F2.8 à 200mm pour F8. C’est Janick qui a eu l’idée de la pose voilée et j’aime beaucoup ça.  Le contraste entre le rectangle de la photo, de l’ouverture pour les yeux et la rondeur des mailles et justement des yeux qui semblent être dans un autre monde.

Ensuite, on a voulu aller plus dans la douceur en ajoutant ses cheveux dans la prise de vu. Tout y est doux, la peau, le regard, les cheveux et même l’armure qui la protège et qui n’est que partiellement dans le cadrage. Comme la position de sa tête est en angle, on se promène de bas en haut pour ensuite redescendre par ses cheveux. C’est ce qui donne le dynamisme de cette photo malgré l’attitude statique de Janick.

Finalement avec l’ajout de ces doigts de fer qui donnaient un air vraiment plus dur, j’ai augmenté la puissance du flash au sol en face et remplacé la boîte de diffusion pour une coupole avec un nid d’abeille. J’ai aussi reculé les grandes boîtes afin de faire un tout beaucoup plus dramatique. C’est pas un éclairage que je préconise dans mes ateliers de portraits, mais parfois y faut ce qui faut.
Je trouve que l’infrarouge se prête particulièrement bien pour ce genre de portrait. En espérant vous voir dans un de mes ateliers chez Lozeau.
Merci et à bientôt!





lundi 11 février 2013

Le retour de ma cotte de mailles


Ça faisait un petit bout de temps que je n’avais pas fait de photo pour moi, sans but autre que de découvrir encore des petites affaires. Au départ, je voulais continuer ma série de nu de dos, pour une exposition future et ensuite essayer ma nouvelle cotte de mailles. Auparavant, j’utilisais celle d’un ami et je lui dis un hyper grand merci, mais je désirais avoir la mienne pour être prêt n’importe quand. Et voilà mes premières photos avec, évidemment en infrarouge. 
Pour cette série de photo, j’ai travaillé avec un Nikon D200 modifié infrarouge avec le filtre Deep Infrared de Life Pixel. Comme éclairage, c’était 2 flashs Elinchrom D-Lite 4 à la puissance minimum dans un strict box chacun. Comme la lumière est proche, elle est douce et j’ai contrôlé l’ombre par la position de mon modèle. Plus elle s’approchait de moi, plus il y avait des ombres marquées. Comme objectif, c’est encore mon Nikon 70-200 F2.8 à 70mm pour F6.7 à 100 ISO. J’ai recadré dans Lightroom pour donner plus de puissance à l’ensemble.
C’est la photo que je voulais faire à la base pour ma série de nus de dos. J’en ai déjà quelques-uns de fait, mais comme à mon habitude, quand je commence un thème, j’aime bien expérimenter autour. Toujours avec le même éclairage et équipement, j’ai travaillé sur la position finale. Je voulais de la tension tout en ayant de la douceur. L’infrarouge m’aide énormément pour avoir une telle texture de peau. Il faut par contre dans le post-traitement accentuer le contraste et approfondir les noirs. J’aime bien la symétrie de cette photographie, c’est ce qui je crois lui donne sa force. Faire un beau nu de dos est souvent beaucoup plus difficile que de face. Ce n’est pas tout les modèles qui s’y prêtent aussi bien.

Dans une session de photo, je laisse toujours à mon modèle, toute la latitude au niveau des mouvements. Je deviens alors un guide. Je lui donne la direction de la lumière, les paramètres où aller. J’essaie de garder un rythme qui lui va bien et qui l’amène dans une direction commune à la mienne. Je voulais faire ressortir la pâleur de sa peau et de ses cheveux tout en gardant les courbes extraordinaires de son corps. Quand on a un modèle aussi svelte, il faut prendre garde de ne pas perdre ses rondeurs avec un éclairage plat.

En voici une petite dernière, où toute la grâce et la sensualité de mon modèle sont projetées. Le fait que le fond soit soit si foncé et elle si lumineuse, ajoute à l’ensemble de cette photographie.
Je dois avouer bien humblement que j’étais vraiment heureux du résultat à la fin de la soirée et encore plus maintenant.

À la prochaine et continué vos expérimentations.




jeudi 27 décembre 2012

Mon ange

Je ne crois ni en Dieu ni en Diable, ils ont été crées par l’homme, pour la punition et le pouvoir. Par contre les anges, je ne sais pas. Je crois que c’est une femme, qui la première en a vue. Et c’est probablement pour ça qu’elle ont des ailes, elles. On les croit de douceur, de tendresse et de liberté. Je préférerais me faire jouer du pipeau par une ange, que par un  Diable ou pire, un Dieu. 

Il est plus agréable de se faire glisser à l’oreille un «mon  ange» doucement que «ho mon Dieu» avec toutes les déclinaisons possible. 

Se prendre pour Dieu, est prétentieux sous toutes ses formes et pour le Diable, c’est misérable, même en puissance. Un ange par contre, laisse place à la douceur et la volupté.
Je préfère et de beaucoup me blottir dans leurs ailes qu’hébergé dans leurs Iles. 

Ce n’est que ma préférence et il n’est pas question de jugement, les hommes au nom de Dieux l’ont fait suffisamment, que pour se déculpabiliser ils ont vêtu robes et velours dans l’espoir de nous berner. Les anges ont laissés faire en se mêlant parfois à eux, à elles.

Mes anges sont de tendresse et de lumière quand on les observe bien, c’est mon destin de les trouver. 

On dit que les anges n’ont pas de sexe, enfin pas toutes, car dans mes rêves.... ce ne sont pas des anges, heureusement, merci.

Cet ange, ce petit ange qui est en nous, ne demande qu’à voler vers le bonheur.

Joyeuses fêtes.




mardi 27 novembre 2012

portrait avec beauty-dish

La fin de semaine dernière, j’avais un atelier de portrait avec de la pratique pour les participants et différents modèles tout au long de l’exercice. Il y avait en autre Alphonse, un chic type, fort beau bonhomme. Pour cette photo j'ai travaillé avec un beauty-dish Elinchrom comme lumière principale et 2 parapluies sur le fond blanc. J’aime beaucoup ce genre d’éclairage avec un visage comme le sien. Il y a juste assez de lumière qui revient d’en arrière pour donner des belles hautes lumières sur ses joues et sa mâchoire.


Comme je voulais montrer qu’il est possible avec un fond blanc de travailler différemment, j’ai demandé à Italo de fermer les lumières sur le fond de façon à ne garder que la principale pour éclairer Alphonse. On remarque que c’est beaucoup plus dramatique comme ambiance maintenant que nous avons un arrière-plan gris foncé. Tout ça, à cause ou grâce au fait que le beauty-dish est vraiment très proche de son visage. Par contre il manque un peu de séparation entre Alphonse et le fond. J’ai besoin d’aide.


En ajoutant un striplight en arrière de son corps, tout change. On peut facilement percevoir la ligne de lumière sur ses cheveux et son veston au niveau des épaules. C’est déjà beaucoup mieux et on en est à seulement 2 sources de lumière. Comme quoi, que souvent, même avec un budget réduit, on peut faire de très belles photos.


Ici, on ne change pas beaucoup de chose. Chemise blanche, veston plus class et une lumière avec une gélatine bleue sur le fond noir. En donnant un angle moins conventionnel à la prie de vue, j’ai ajouté du dynamisme au portrait. Le fait de mettre de la couleur sur un fond monotone peut souvent vous sauver du pétrin dans un environnement des plus ordinaire. Par contre il faut faire attention, un mauvais choix de couleur peut être pire que rien du tout. 

Un petit truc, faites-vous des assignations diverses que vous écrivez sur des petits papiers et lors de votre prochaine séance, vers la fin, pigez dans l’ensemble et faites ce qui est écrit, du moins essayez.
Exemple: enfant assis près de la fenêtre avec un flash comme lumière de remplissage, avec un stop de lumière de moins que la lumière du soleil. 
Merci et à bientôt!

mercredi 21 novembre 2012

Lancement de mon recueil de poésie


Mardi le 4 décembre, je ferai le lancement de mon recueil de poésie que je viens de terminer d’éditer. Mes poèmes sont accompagnés de photographies de nu en noir&blanc. La soirée aura lieu au Petit Medley en face de Lozeau entre 18 et 22 heures. Il est aussi possible de se procurer mon livre sur le site de Blurb en format impression papier ou en Ebook pour tablette. 
Du bout des lèvres, ça résume bien mon livre. C’est tout en douceur, sensuel, érotique, réactif et personnel... parfois. Mes textes dates la plupart d’un bon bout de temps et il était temps que je les publie, plus que temps. C’est fou, tout ce que j’ai pu apprendre dans ce processus, assez pour me donner le goût de continuer, surtout si je réussis à en vendre un bon paquet. Faut pas vous gêner pour l’acheter et en parler. Ça se donne bien à Noël ou à la St-Valentin et à soi-même aussi.
Au plaisir de vous voir à mon lancement, sinon de vous savoir parmi mes lecteurs.
À bientôt



jeudi 1 novembre 2012

L'Utilisation des filtres en photographie


Voici le premier vidéo d’une série de 4 sur l’utilisation des filtres en photographie. Je suis en compagnie de mon confrère Daniel Limoges grand spécialiste en la matière.
Bon visionnement






Merci et à bientôt



mercredi 31 octobre 2012

Poursuivre une idée


Comme je suis pas très rapide comme photographe, mais plutôt tête de mule et pour les projets à long terme, j’en ai encore fait un bout aujourd’hui. J’avais un atelier de portrait , on est le 31 octobre, je suis habillé avec une cotte de mailles, par hasard, et j’ai décidé de faire encore des nouvelles photos. 
J’aime vraiment ça et Alain a été un merveilleux modèle pour moi. Une barbe parfaite, un visage découpé à l’épée et l’infrarouge pour donner cet aspect unique. 
Comme lumière, j’ai utilisé 2 flashs Nikon SB910 dans des boîtes de diffusion Lastolite de chaque côté de lui. D300S infrarouge et à peine un peu de Lightroom pour arranger les tonalités et le contraste.
 Le départ de tout ça, c’est cette photo de Julie avec un SB910 direct, zoom à 200 mm et hop, je sorts la D300S infrarouge pour terminer l’atelier. Ça donne des idées pour aller plus loin.

Pierre mon assistant, est parfait pour ça. Il a une tête de..... d’infrarouge, ce qui n’est pas donné à tout le monde.



De plus en cotte de mailles, on pourrait presque lui faire confiance. Flash direct à 45 degrés, on niaise pas avec le métal en lui.
C’est pas des farces. Faut changer de modèle et d’éclairage. Ouf!!!!

Tant qu’a changé, pourquoi pas Jean-René, c’est le meilleur acteur de l’absurde que je connaisse et il a été conçu pour l’infrarouge, rien de moins.

Vous en connaissez des comme ça. Des presque vrais, des grands blonds à la tignasse folle....


Prêt à risquer sa vie pour une photo. Pour moi c’est le seul et unique Sir Jean-René de l’épée dans le doigt... Brave, fort, résistant à la douleur et tendre dans le regard.
Unique, vraiment unique.

Pis moi là-dedans, j’ai quand même un prestige à garder. J’vais quand même pas me laisser faire par ces nouveaux chevaliers de Rosemont, sans peur du ridicule. Je mets moi aussi cette belle chevelure blonde, fournie, douce, un peu artificielle et qui me va comme un gant de je ne sais pas trop quoi..

J’suis quand même pas pour faire des farces. Je suis un homme sérieux, un instructeur, un photographe qui respecte les normes et tout le reste.
RESPECT
À bientôt